L’INDICIBLE SECRET DE NAPOLÉON BONAPARTE ET DE CHARLES-ANDRÉ POZZO DI BORGO.

L’INDICIBLE SECRET DE NAPOLÉON BONAPARTE ET DE CHARLES-ANDRÉ POZZO DI BORGO.

La relation entre Napoléon Bonaparte et Charles-André Pozzo di Borgo peut être qualifiée de rivalité amère et durable, nourrie par des origines communes, des ambitions opposées, et un profond antagonisme personnel et politique.

Metternich pourtant, avait une explication particulière de l’animosité de Napoléon envers Pozzo di Borgo. 
Durant une soirée en 1832, il épanche ses souvenirs sur Napoléon, racontant  : 
« la haine de ce souverain contre Pozzo di Borgo, qu’il détestait, surtout parce que celui-ci prétendait que sa famille, qui, comme on le sait, est également originaire de la Corse, était beaucoup plus ancienne que celle des Bonaparte ».  

Tous deux sont nés en Corse (Napoléon à Ajaccio, Pozzo di Borgo à Alata) dans des familles nobles. Ils ont grandi dans un contexte d’instabilité politique, après le rattachement de la Corse à la France en 1769.

D'abord alliés dans leur jeunesse, ils se sont rapidement opposés autour de la figure de Pasquale Paoli, héros de l’indépendance corse :  Napoléon s’éloigne de Paoli et rejoint les rangs révolutionnaires français, alors que Pozzo di Borgo reste un fidèle de Paoli, partisan de l’autonomie corse face à Paris.

Pozzo di Borgo devient un farouche opposant à son pouvoir personnel et à l’Empire. 

Exilé, il s’engage contre Napoléon en devenant ambassadeur et agent diplomatique au service de ses ennemis : D'abord au service des Britanniques, puis surtout des Russes, dont il devient un conseiller écouté et l’ambassadeur à Paris après 1815.                                                              
Pozzo di Borgo joue un rôle important dans la construction des coalitions contre Napoléon, notamment lors des campagnes de 1814 et 1815.      
                                                                       
Il est un acteur-clé du Congrès de Vienne, qui redessine l’Europe post-napoléonienne.      
       
À ce titre, il a été l’un des artisans de la restauration monarchique en France et de l’exil de Napoléon.

La rivalité entre eux dépasse la simple opposition politique : c’est une haine personnelle.

Pozzo di Borgo vouait à Napoléon un mépris profond, qu’il considérait comme un traître à la cause corse et un tyran.

« Nous étions deux figures opposées, nées sur le même sol, mais faites pour se combattre. »

Source : John Michael Peter McErlean.

Lire aussi : « Pozzo di Borgo » editions Payot, de Vergé-Franceschi.
Prix de la Fondation Napoleon.

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