LA RUPTURE ENTRE PASCAL PAOLI ET NAPOLEON BONAPARTE.
LA RUPTURE ENTRE PASCAL PAOLI ET NAPOLEON BONAPARTE.
 
 
La rupture entre Pascal Paoli et Napoléon Bonaparte trouve ses racines dans un contexte politique et idéologique complexe, autour de la Corse à la fin du XVIIIe siècle.
 
La bataille de Ponte-Novo du 8 au 9 mai 1769, voit la défaite des troupes de Pasquale Paoli.
 
1769 : Naissance de Napoléon Bonaparte à Ajaccio.
Paoli s'exile en Angleterre.
 
Pascal Paoli est un fervent patriote corse, engagé dès le début pour l’indépendance de l’île.
Après un exil en Grande-Bretagne, il revient en Corse en 1790, avec l'appui de la Révolution française, mais il reste attaché à une Corse autonome.
 
Bonaparte, bien que né en Corse et formé dans un esprit patriotique corse, s’aligne progressivement sur la République française.
Il voit la Corse comme une partie intégrante de la France.
 
Paoli devient de plus en plus critique envers la Révolution, surtout après les violences jacobines.
Il adopte une position plus modérée, voire monarchiste constitutionnelle.
Bonaparte, à cette époque, est proche des Jacobins et soutient fermement la République, notamment en tant que membre de la Garde nationale d’Ajaccio.
 
Bonaparte organise une expédition militaire contre la Sardaigne pour la République.
Cette tentative échoue partiellement, et Paoli, qui n’avait pas vraiment soutenu l’opération, accuse Napoléon et son entourage d’incompétence, voire de trahison.
Paoli en profite pour écarter Bonaparte et les siens du pouvoir local en Corse.
 
En 1793, Paoli rompt avec la République française et fait appel aux Britanniques, ses anciens alliés, pour instaurer un protectorat britannique sur la Corse.
Bonaparte voit cela comme une trahison à la Nation française. En réponse, la famille Bonaparte doit fuir la Corse pour se réfugier à Toulon.
 
Cette rupture marque un tournant définitif : Napoléon abandonne tout rêve de lutte pour l’indépendance de la Corse.
Il devient un militaire et homme politique français, au service de la République.
Paoli, de son côté, est de plus en plus marginalisé et finira par retourner en exil en Angleterre.
 
Conclusion :
La rupture entre Paoli et Bonaparte est une opposition entre un idéal d’autonomie corse et une ambition nationale française.
Elle illustre la transition de Napoléon, du jeune Corse patriote à l'homme d'État français.
 
Sources historiques recommandées :
 
Antoine-Marie Graziani, *Pascal Paoli - Un Corse des Lumières*, éditions Albiana.
 
Thierry Lentz, *Napoléon, le pouvoir, l'histoire*, Perrin.
 
Dominique de Villepin, *Les Cent-Jours ou l'esprit de sacrifice*, Perrin.
 
Lettre de Napoléon à la Convention (1793) : « Le général Paoli a vendu la patrie. »
 
 
Augustin Chiodetti, secrétaire de la commission extra municipale de Zonza-Santa Lucia.
Retour à l'accueil