OTTAVI Joseph Antoine

OTTAVI Joseph Antoine

Naissance: 18 octobre 1818 à Bastelica (Corse) -

Décès: 1917 à Casale Monferrato (Italie)

Auteur de multiples travaux y compris dans des revues européennes on lui doit entre autres:

I segretti di Don Rebbo, lezzioni di agricultura pratica (Naples, 1860, que l'on retrouve dans les bibliothèques privées insulaires.

Il presente e l'avvenire dell'agricultura in Corsica (Casale, 1870, très critique sur l'agriculture dans l'ile.

 

 

 

Il fréquente les écoles primaires et secondaires à Ajaccio et après une maladie aux yeux, qui le contraint à vivre dans l’obscurité pendant quelques mois, il se rend à Paris, au seuil de ses vingt ans, où il entreprend des études de caractère agronomique.

Diplômé de l’Institut national agronomique Paris-Grignon de Thiverval, la plus ancienne institution agricole française, d'où il sort diplomé en 1842.

Recruté comme professeur d'agriculture à l' Instituto Leardi à Casale Monferrato en Italie.

Cette solide formation lui vaut, en 1843, la direction d’un des premiers instituts agricoles italiens : celui de Sandigliano, ouvert près de Biella en 1841.

Il s'installe à Casale Monferrato, où il est professeur d’agriculture auprès de la nouvelle chaire ambulante d’agriculture, active depuis 1854.

En 1858 de retour en Corse il prend la direction du Jardin botanique et de la pépinière d'Ajaccio jusqu'en 1862.

Retourne en Italie en 1863.

Titulaire d’une chaire dans le premier institut technique italien, le "Leardi" de Casale Monferrato, où il enseignera pendant plus de vingt ans.

Il y reste pour le reste de sa vie.

Son activité fait partie du phénomène d’affirmation de l’instruction agraire, particulièrement débattu dans la première moitié du XIXe siècle par des figures telles que Filippo Re, Cosimo Ridolfi et Camillo Benso di Cavour.

Au cours de la période de direction d’Ottavi (1843-1858), plusieurs enseignements furent développés à Sandigliano, dont l’horticulture, la botanique, la vétérinaire et la chimie appliquée à l’agriculture, tandis qu’à l’institut étaient annexés une ferme expérimentale et un bigactérien pour le ver à soie.

 

 

OTTAVI Joseph Antoine

Ottavi a été parmi les plus convaincus affirmateurs de la nécessité de modernisation de l’agriculture, qu’il a défendu dans l’enseignement théorique-pratique comme dans les écrits et en promouvant aussi bien l’associationnisme vitivinicole en Lombardie que l’institution des chaires ambulantes d’agriculture.

En 1855, il a fondé le périodique « Il Coltivatore » (Le périodique a constitué le miroir fidèle de l’activité didactique et publicitaire d’Ottavi, qui a su construire un important réseau de relations au niveau national grâce aux voyages et à son caractère humble et ouvert), puis fusionné avec le «Giornale vinicolo italiano»), publié jusqu’en 1931.

L’école d’agriculture de Casale continua jusqu’en 1857, année où elle fut incorporée à l’institut technique Leardi, constitué grâce à l’héritage de la comtesse Clara Leardi et destiné aussi à des enseignements pour le commerce et pour l’agriculture théorique-pratique.

La municipalité réorganisa dans le nouvel institut les différentes écoles techniques et spéciales déjà ouvertes, y compris celle de l’agriculture.

Octave y enseigna jusqu’à sa mort, en occupant, de 1865 à 1868, la charge de professeur d’agriculture à l’institut technique de Voghera.

En 1853, il a donné  à l'éditeur Nani de Casale Monferrato un manuel complet d’agriculture, Les Secrets de Don Rebo.

Cours d’agriculture pratique.

L’œuvre, qui recueillait les leçons scolaires de l’auteur en les attribuant à un « modeste curé de grande science », eut de nombreuses éditions et fut diffusée en dizaines de milliers d’exemplaires.

Avant même l’apparition des Secrets de Don Rebo, Ottavi avait rassemblé dans un volume les Leçons d’agriculture et recueilli dans un autre livret cinq écrits (Miscellanea di agricoltura teorico-pratica, Varallo 1852) déjà parus dans le Répertoire d’agriculture de Rocco Ragazzoni. 

En 1857, un traité d’élevage de vers à soie était sorti, qui serait mis à jour et reproposé une vingtaine d’années plus tard.

Mais c’est surtout à travers le journal d’agriculture pratique Le Cultivateur que l’activité d’Ottavi fut connue et appréciée par un public plus vaste.

OTTAVI Joseph Antoine

Le périodique poursuit ses publications jusqu’au Xxe siècle sous le titre de Giornale vinicolo italiano, initié en 1875 comme filiation du journal d’Ottavi, tandis que de son expérience, à partir de 1878, dérive également la revue Il bacologo italiano.

L’activité de professeur, écrivain et publiciste agricole contribua ainsi à insérer Ottavi dans un réseau dense de contacts et de connaissances qui s’étendait dans toute l’Italie, formée de propriétaires, agronomes, scientifiques et politiciens : Carlo Berti-Pichat, Cosimo Ridolfi, Cavour, Pietro Cuppari, Justus Liebig, Francesco L. Botter, Gaetano Cantoni, Bettino Ricasoli, Agostino Depretis, jusqu’à Garibaldi et Giuseppe Verdi qui le consultent pour des conseils et des suggestions de caractère agraire.

Il a été membre de l’Académie galiléenne des sciences, lettres et arts.

Parmi les dix enfants d’Ottavi, qu'il eut avec sa femme Giuseppina Bertoni, se distinguent Ottavio (1849-1893), œnologue et fondateur du Giornale vinicolo italiano, et Edoardo (1860-1917), lui aussi agronome, ainsi que député depuis 1892 et sous-secrétaire dans les premier et deuxième gouvernements Sonnino.

Une fille, Caroline, épousa l’œnologiste et homme politique Arturo Marescalchi, qui fut plus tard le biographe principal d’Ottavi.

 

Source : Giovanni Marchese, G.A. Ottavi, in «Giornale Vinicolo Italiano»

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Article proposé par Corsica italien.

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