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Corse Images et Histoire

FAMILLE LANTIVY.

FAMILLE LANTIVY.

La famille de Lantivy est une famille de noblesse bretonne d'origine chevaleresque remontant à 1396.

L'auteur commun des deux branches de Trédion et de Kerveno est le chevalier Raoul de Lantivy, seigneur dudit lieu (nunc Lintivic) et de Keraudrenou, en Baud, de Kernazel, en Radenac , de Kerveno en Languidic, dans le département du Morbihan.

Une branche se fixa au xvie siècle au Craonnais, d'abord à l'Ile-Tison, puis posséda la Lande de Niafles, la Cour de Livré, l'Éperonniére, la Vieuville, l'Épinay de Bouchamp.

Le nom de cette famille proviendrait de lan et divy ("la terre de saint Divy" en langue bretonne).

La famille de Lantivy existe encore aujourd'hui et a adhèré à l'ANF le .

Hôtel de Lantivy, Château-Gontier, Mayenne. ( Romain Bréget )

Hôtel de Lantivy, Château-Gontier, Mayenne. ( Romain Bréget )

Il fut arrêté en 1790 par la garde nationale de Craon au moment où il partait pour Paris avec sa famille et une voiture chargée de ses meubles les plus précieux qu'il désirait soustraire au pillage.

Il eut beau protester qu'il se rendait à Paris pour se faire soigner par un spécialiste pour une ophthalmie, on le retint prisonnier pendant six semaines dans une maison particulière.

  • Jean-Louis de Lantivy, décédé le  à Vannes, et sa première épouse Anne-Marie-Françoise Tault de la Bouverie (décédée le  à Ploërmel) eurent 8 enfants dont :
    • Mathurin de Landivy de Trédion, vicomte, né le  à Ploërmel, émigra en compagnie de son frère cadet René-Joseph en décembre 1791, participa à la prise de Longwy et de Verdun par les émigrés, passa en Hollande d'enrôlant dans la légion de Béon et fut tué le 2 ou  près de Charleroi.
    • René-Joseph de Lantivy de Trédion, dit "Le chevalier de Lantivy", né à Ploërmel le  fut admis au Collège de la Marine de Vannes le  et émigra, âgé de moins de 16 ans, en décembre 1791 en compagnie de son frère aîné, participant à la prise par les émigrés de Longwy et de Verdun (), puis passe en Hollande, s'enrôlant dans la légion de Béon, puis s'embarque pour l'Angleterre et de là, participa au débarquement de Quiberon.
    • Fait prisonnier et détenu à Vannes, il fut fusillé le .
    • Son nom est gravé sur le monument de la Chartreuse d'Auray.

 

René Joseph de Lantivy. ( yann sinclair )

René Joseph de Lantivy. ( yann sinclair )

René Joseph de Lantivy.

 

Elève de la marine, fourrier dans le régiment de Béon

 le 12 juin 1776 à Ploermel

Exécuté le 25 août 1795 à Vannes, Com. Lohée à l'âge de 19 ans

 Victime de la Révolution française

Parents :

Jean Louis de Lantivy, seigneur de Trédion 1743-1825

Marie Françoise Tuault +1783

On comptait 4 Lantivy à Quiberon:

- René Joseph de Lantivy Trédion fusillé à Vannes le 25 aout 1795.

- Jérome valentin de Lantivy du Rest, lieutenant de vaisseau en 1786, commandant une division royaliste chargée d’opérer sur les arrières de l’ennemi, fut tué à la fin de mars 1796.

- Paul de Lantivy Kerveno, commandant une division royaliste, fusillé à Auray le 2 aout 1795.

- Emmanuel Isidore de Lantivy Kerveno (frère du précédent) sauvée par la sœur Sainte Avoie, mais qui périt six semaines après en combattant parmi les chouans.

Le 25 aout, il réussit à écrire une dernière lettre à sa soeur Marie Josèphe :

…. » je n’aurais jamais cru, ma pauvre et bien aimée sœur, qu’on m’eut refusé la seule consolation qui me restât (un prêtre), qui eut été de voir un prêtre pour me préparer à mes derniers instants.

Enfin, ma bonne amie, il faut en passer par toutes ces bizarreries du sort.

Peut être serai je plus heureux que ceux qui me survivent.

Ma mort te sera surement toujours présente, mais pense que je suis mort en honnête homme et que je ne regrette que ma pauvre famille.

Prie pour moi à chaque instant ; j’en ai besoin.

Ecris à mon père que mes derniers instants sont cruels par rapport à la douleur que je sais que ma mort lui causera.. n’oublie jamais ma pauvre bonne, ni les braves gens qui ont bien voulu s’intéresser à moi… on me presse… je suis obligé de finir, Adieu !

N’oublie jamais que je te fus cher… dis aux dames de Kermoysan que je sens toute l’étendue de leur perte, et que Kermoysan et moi mourront ensemble, toujours amis et nous consolant mutuellement du chagrin que nous vous causons.

Ton trop malheureux frère, Lantivy »

La lettre était datée de trois heures, à quatre heures, la colonne se mettait en marche et allait rejoindre les condamnés de l’hôtel Gouvello, et tous furent dirigés ensuite vers le Bondon.

On avait pu les prévenir que des prêtres, cachés dans des maisons indiquées, les absoudraient au passage, ce fut leur dernière et unique consolation.

Émigré durant la Révolution française.

 

 

Source : maria-antonia.forumactif.com

Louis-André de Lantivy, fils de Louis-Pierre-Jacques de Lantivy et de Louise Langlois, fit les deux campagnes de Bavière et de Bohême à la tête d'un escadron du régiment de Fouquet-Cavalerie qu'il avait été autorisé à lever.  Il épousa : le 11 février 1749, Marie-Marthe-Henriette de Milon, d'où une fille mariée à M. Le Roy de la Poterie ; le 1er février 1754, Charlotte-Hyacinthe-Claudine-Joseph de Montecler, dont deux filles et deux fils ; l'un d'eux signa le traité de la Mabilais. Une des sœurs, épouse divorcée de Charles-Jérôme de Maurey, épousa le curé intrus d'Azé, Louis Bavière, devenu secrétaire-greffier de Château-Gontier. Il fut arrêté en 1790 par la garde nationale de Craon au moment où il partait pour Paris avec sa famille et une voiture chargée de ses meubles les plus précieux q

Louis-André de Lantivy, fils de Louis-Pierre-Jacques de Lantivy et de Louise Langlois, fit les deux campagnes de Bavière et de Bohême à la tête d'un escadron du régiment de Fouquet-Cavalerie qu'il avait été autorisé à lever.  Il épousa : le 11 février 1749, Marie-Marthe-Henriette de Milon, d'où une fille mariée à M. Le Roy de la Poterie ; le 1er février 1754, Charlotte-Hyacinthe-Claudine-Joseph de Montecler, dont deux filles et deux fils ; l'un d'eux signa le traité de la Mabilais. Une des sœurs, épouse divorcée de Charles-Jérôme de Maurey, épousa le curé intrus d'Azé, Louis Bavière, devenu secrétaire-greffier de Château-Gontier. Il fut arrêté en 1790 par la garde nationale de Craon au moment où il partait pour Paris avec sa famille et une voiture chargée de ses meubles les plus précieux q

  • Augustin-Charles-Marie de Lantivy de Trédion, né à Vannes le 12 mai 1788, est le demi-frère des précédents, fils de la seconde épouse de Jean-Louis de Lantivy, Rosalie-Louise-Charlotte Le Brun (leur mariage fut célébré le  dans la cathédrale de Vannes).
    • Il s'engagea dans la Marine, participant pendant l'Empire aux campagnes de Hollande, de Russie, d'Allemagne, d'Espagne, notamment sur le vaisseau Le Tourville et l'aviso Le Téméraire et fut blessé pendant la campagne de Saxe en 1813.
    • Il fut nommé maire de Vannes le  et conseiller général du Morbihan en 1851, mais démissionna de ces fonctions en 1852 protestant contre le Second Empire.
    • Il avait épousé en 1821 Joséphine-Louise-Sophie de l'Estourbeillon et eut 4 enfants dont :
      • Augustin-Jean-Louis de Lantivy de Trédion, né à Lyon le , engagé en 1847, capitaine en 1856, participa à des campagnes notamment en Algérieet pendant la guerre de 1870 dans l'armée du Rhin et est fait prisonnier à Metz le  (prisonnier à Bonn), rentrant de captivité le .
      • Il est nommé lieutenant-colonel en 1878, colonel en 1882, général de brigade en 1887.
      • Commandeur de la légion d'honneur.
      • Il décéda le  à Paris. Il avait épousé en 1859 Marie-Jeanne-Félicie de Richemont de Richard'son.
  • Jacques-François de Lantivy, chevalier, seigneur de Kerveno fut baptisé le 25 février 1740, marié avec Marie-Vincente Le Limonier de la Marche (née en 1741), eurent 5 enfants (4 garçons) dont trois participèrent aux combats de la Chouannerie :
    • Jacques-Louis-Alexandre-Emmanuel de Lantivy de Kerveno, l'aîné, né le  à Auray, officier des vaisseaux du roi, prit part, comme ses deux frères, aux guerres de la Chouannerie, mais survécut, décédant le . Il avait épousé Félicité-Marie-Élisabeth-Renée Conen de Saint-Luc dont il eut 5 enfants (il eût aussi deux filles d'un second mariage) dont :
    • Jean-Baptiste-Paul-Marie de Lantivy-Kervéno, né à Auray, chevalier, émigra en 1791, revint en France et fit partie de la conspiration du marquis de la Rouërie, puis du Conseil royal de Bretagne.
    • Il fit partie des chefs des divisions de la Chouannerie qui refusèrent le traité de la Mabilais signé le  (30 germinal an III) entre les Conventionnels et les chefs bretons.
    • Proche de Cadoudal, membre du Conseil du Morbihan, il fit partie de l'expédition de Pont-de-Buis en juin 1795.
    • Il participa ensuite à l'expédition de Quiberon, y fut blessé grièvement, laissant son commandement à son cousin Lantivy du Rest ;
    • il se constitua prisonnier le  et dut être transporté sur un brancard pour être fusillé à Auray le  (12 thermidor an III).
    • Ses ossements sont dans la crypte de la Chartreuse d'Auray.
    • Emmanuel-Isidore de Lantivy-Kerveno, né le  au château de Kerveno en Languidic fut fait prisonnier lors du débarquement de Quiberon le , emprisonné à Auray, sauvé par une ancienne religieuse, échappant donc à l'exécution, mais fut massacré six semaines plus tard à Carhaix par les Républicains alors qu'il combattait parmi les Chouans.
FAMILLE LANTIVY.

GUY JEAN PIERRE DE LANTIVY DE TRÉDION.

 

Le vicomte Guy Jean Pierre de Lantivy de Trédion nait le 15 août 1874 à Vannes (Morbihan).

Il descend d'une famille de la noblesse bretonne.

Le 27 novembre 1893, il s’engage pour 4 ans à la mairie du 8ème arrondissement de Paris où demeuraient ses parents, l’un et l’autre décédés.

Il rejoint le 13ème RI à Nevers, où il accède successivement aux grades de caporal et de sergent (1895).

Il se rengage en 1897 puis en 1899 et, le 10 mars 1901, il est admis à l’école militaire d’infanterie de Saint Maixent.

Il en sort sous-lieutenant le 1er avril 1912, nommé au 130ème RI à Mayenne, avant de rejoindre, le 25 juillet 1904, le 104ème RI à Argentan (Orne).

Le 28 octobre 1908, il épouse à Paris, en l'église Saint Honoré d'Eylau (16ème), Hélène, comtesse de Cernowitz.

Lorsque la guerre éclate, il est adjoint à l’officier des approvisionnements ;

- il est promu capitaine le 1ernovembre 1914.

Lorsque le 421ème RI est formé, le 15 août 1915, le capitaine de Lantivy prend le commandement de la compagnie de mitrailleuses du régiment.

Le 421ème est dissout le 27 août 1916 ;

- le capitaine de Lantivy intègre le 24ème RI, puis le 43ème RI le 10 janvier 1917.

Nommé chef de bataillon, il arrive au 329ème RI le 21 mai 1917 et participe aux opérations du Chemin des Dames, où il est évacué suite à commotion le 23 juillet.

A sa sortie de l’hôpital, le 30 novembre 1917, il rejoint le 154ème RI.

Il sera intoxiqué par les gaz le 2 octobre 1918.

Il se retire à Casablanca où il décède le 10 novembre 1965.

Le chef de bataillon de Lantivy est cité 5 fois ;

- il est chevalier de la Légion d’Honneur.

 
Posté par : B Larquetou
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