LE TEMPS DU PAIN NOIR.

LE TEMPS DU PAIN NOIR.

 

Il est bien loin le temps où souvent les fermières

Après leur dur labeur devaient songer au pain

Disposer leurs pâtons le soir dans les panières

En gardant dans la maie, un reste de levain.

 

Le fournil disparaît, envahi par le lierre

Comme pour préserver les senteurs d'autrefois.

La chaleur de la braise avait blanchi la pierre

Pour donnera cuissons tout l'arôme du bois.

 

Une douce fumée embaumait le village

Le vieux four rassemblait en dépit des saisons.

Le pain noir, les gâteaux,.. tout s'offrait au partage,

Pour un bonheur de vivre aux tables des maisons.

 

Le fournil s'est éteint, doucement, en silence.

La ville depuis lors, apporte le pain blanc.

La maie ?... Un beau décor !... une fermière pense

Aux gestes oubliés... rêveuse sur son banc !

 

Pierre Breuil.

 

Photo : Charles Versini.

 

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