LE CISTE ET LE JASMIN, LA CORSE ET LA MÉDITERRANÉE.
LE CISTE ET LE JASMIN, LA CORSE ET LA MÉDITERRANÉE.
MARE LATINU :
Le ciste et le jasmin, deux plantes patrimoniales de notre environnement.
L'une symbolise la Corse et l'autre la Méditerranée.
La Corse et la Méditerranée, on pourrait croire qu’elles se confondent dans une union naturelle qui lie les espaces, les comportements, les traditions, donnant ainsi corps à une identité commune.
Cette image est rompue, le livre du professeur Orsoni montre combien les îles de Méditerranée et la Corse sont différentes des terres fermes méditerranéennes.
Sauf quelques exceptions, Malte ou Chypre, elles sont posées sur la mer pour uniquement servir d’intermédiaire, de cap avancé, de faire-valoir des pays auxquels elles appartiennent.
« Les pays européens qui bordent la mer, de la Grèce à l’Andalousie en passant par l’axe latin, n’ont pas de politiques méditerranéennes » écrit Jacques Orsoni.
On peut en conclure que les îles en sont les principales victimes, comme les pays du Mezzogiorno elles subissent le mépris hautain des décideurs du nord de l’Europe qui doutent de leur solvabilité.
On a l’impression que le nord de l’Europe se venge par jalousie de la Méditerranée pour lui avoir apporté la civilisation.
Le système économique libéral occidental ne convient pas aux réalités économiques et sociales méditerranéennes et les managers du nord n’aiment la méditerranée que pendant leurs vacances.
Les constats de Jacques Orsoni sont durs mais réalistes alors il convient de construire un autre univers Méditerranéen et pour les îles dont la Corse il faut multiplier les partenariats culturels et surtout universitaires.
Un simple « bronzoir »
Jacques Orsoni :
« Les îles ne sont qu’un poste avancé pour l’instant.
Les puissances européennes blanches et chrétiennes, elles ont été utilisées comme ça par exemple il y a trois, quatre ans quand les grands flots d’immigration venants de Syrie et d’Irak passaient par la Turquie, et traversaient la mer et s’installaient sur les îles Grecques…
Sur le plan économique pour l’instant elles ne jouent aucun rôle sauf celui évidemment d’être le « bronzoir » de l’Europe pendant la période des vacances…
Qu’on puisse créer des échanges, pas seulement économiques, pas seulement aller leur vendre de l’Orezza ou du fromage, mais aussi culturels importants.
Sur le plan universitaire que l’on soit le plus ouvert possible… »
Source : Par Didier Arnoux, Pierre-Louis Alessandri, France Bleu RCFM. 12 septembre 2019

