Marie-Anne Lenormand : Les sorts mystiques de la cartomancienne de Napoléon.
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Marie-Anne Lenormand : Les sorts mystiques de la cartomancienne de Napoléon. Marie-Anne Lenormand, 1768-1843 ! Quand on songe qu’elle a vu le jour en septembre de 1768 et que l’on continue, aujourd'hui, à lui vouer un véritable culte. Ce qui est sûr c'est que ce n'est pas sa beauté qui l'a rendue célèbre puisque ses portraits nous la présentent comme étant grosse, rougeaude, avec un nez d'une épaisseur bouleversante. Elle était, en effet, trapue comme un percheron, avait des hanches de lutteur, des mollets de sumo et un arrière train qui n'était pas vraiment dessiné pour être déposé sur un délicat fauteuil Louis XV. J'ai dit Louis XV ? Eh bien, c'est précisément sous Louis XV qu’est née cette femme qui portait si bien son nom de famille de... Lenormand, puisqu'elle est native d’Alençon, où elle possède évidemment sa rue, aujourd’hui. Marie-Anne Lenormand fut une des plus grandes devineresses du XIXème siècle et ses tarots sont toujours régulièrement utilisés, au XXIe, quand on veut savoir ce que nous réserve l'avenir. Toute jeune fille, à Alençon, elle passait déjà pour un prodige. Devenue une jeune femme appréciée pour ses talents de sibylle, elle n'a pas tardé à aller tirer les cartes à Paris. C’est là, rue de Tournon, dans le quartier du Luxembourg, qu’elle reçut un jour la visite de trois hommes qui brûlaient de savoir comment s’écriraient leurs destins.
Quant à vous, hélas, prédit-elle aux deux autres curieux, avant de mourir vous serez insultés et maudits par le peuple.
Combien de victoires n’annonça-t-elle pas l’Empereur, en effet.
Quand on songe qu'elle annonçait cela à l'époque où l'on essayait de faire voler les premières montgolfières. Le jeune homme se retrouva alors subitement à la tête d’une fortune estimée à près d’un million de francs, c’est-à-dire deux millions quatre cent mille de nos euros, et de quelques immeubles qu’elle avait achetés à Alençon. Comme Nostradamus, Marie-Anne Lenormand n'avait rien prévu pour notre nouveau millénaire. Tant pis pour nous !
Source : MICHEL DE DECKER - HISTOIRES NORMANDES. |
