NANTES ET LA MER : PLUS DE 2000 ANS D'HISTOIRE.

NANTES ET LA MER : PLUS DE 2000 ANS D'HISTOIRE.

Un univers maritime qui, au fil des siècles, a forgé la cité des ducs de Bretagne.

 

 

Portus Namnetum

La mer a pris Nantes depuis la nuit des temps.

A l’époque romaine Portus Namnetum.

Le port, que les chercheurs situent au confluent de l’Erdre et de la Loire, vit alors à l’ombre de Ratiatum (Rezé), sa prospère voisine de la rive gauche de la Loire.

Poisson, sel, vin

À la croisée des routes terrestres, fluviale et maritime, Nantes a un destin tout tracé.

Au XIIIe siècle, la cité des ducs de Bretagne affirme sa vocation portuaire grâce au poisson, au vin et au sel de Guérande et Bourgneuf.

Espagnols et Hollandais

À partir du XVe siècle, la cité signe des accords commerciaux avec les ports hanséatiques, anglais, hollandais, espagnols et portugais.

Les Espagnols y déchargent du vin, du fer, des huiles et des agrumes et repartent avec de la toile, de la clinquaillerie…

Les Anglais livrent du plomb et de l’étain et chargent du vin d’Anjou quand les Hollandais amènent épiceries et poissons salés et embarquent du vin de Loire.

Une colonie espagnole s’ancre à Nantes, supplantée à la fin du XVIe par les Hollandais.

Premier port de la traite

Au XVIIe, l’activité croissante pousse le port vers l’ouest alors que s’ouvrent de nouveaux marchés avec les nouvelles colonies aux Indes orientales et occidentales.

Nantes devient au XVIIIe le premier port français de la traite des Noirs.

Les bateaux quittent Nantes pour l’Afrique où ils chargent les esclaves qu’ils revendent ensuite aux Antilles ou en Amérique et reviennent les cales chargées de sucre, café, indigo…

En un siècle la population double.

La ville s’étend et la richesse s’affiche via de superbes hôtels particuliers.

La construction navale décolle jusqu’à Révolution et la première abolition de l’esclavage.

L’industrialisation

Au début du XIXe siècle, la reprise de la traite (arrêtée définitivement en 1830) et l’industrialisation relance la machine.

Les négociants développent l’industrie agro-alimentaire avec les raffineries de sucre, les conserveries, les biscuiteries,…

Mais la navigation se heurte à l’ensablement de la Loire.

Les bateaux les plus gros ne remontent plus au-delà de Paimboeuf ou Mindin.

En 1858, St-Nazaire, un village de pêcheurs, devient l’avant-port de Nantes.

1987 : le choc

À la fin du XIXe siècle, la métallurgie et la construction navale, qui attirent massivement une main-d’œuvre ouvrière, mènent l’économie nantaise.

Un siècle plus tard, ce n’est plus qu’un souvenir.

La fermeture du dernier chantier naval en 1987 sonne le glas d’une histoire multi-séculaire.

Le port voit également son activité glisser progressivement vers Saint-Nazaire.

La ville, soumise aux vents contraires, est alors bien loin de celle qui a porté les rêves maritimes du corsaire Jacques Cassard, de l’écrivain Jules Verne et du navigateur Eric Tabarly.

Le renouveau
 

Le XXIe siècle est celui de la renaissance.

Nantes – Saint-Nazaire concentrent aujourd’hui de nombreuses industries de pointe, notamment dans le domaine des énergies marines renouvelables, de la recherche, des start-up innovantes , sans oublier la construction navale et le secteur du nautisme.

Un écosystème maritime considéré comme l’un des premiers de France et d’Europe.

 

Source : Presse Océan.

Photo : Lancement d’un bateau dans le port de Nantes. Photo archives Presse Océan.

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