QUAND LES JUIFS DE LERICI FOURNISSAIENT LES CORSES EN CANONS.
QUAND LES JUIFS DE LERICI FOURNISSAIENT LES CORSES EN CANONS.
Tous les historiens savaient déjà que Pascal Paoli avait passé un traité avec les rabbins de Livourne pour échanger le corail de corse taillé dans une manufacture à Livourne contre des armes.
On sait tout cela par James Boswell un ami anglais de Paoli.
Mais on ignore les détails de cet accord passé avec le consul de Piémont à Livourne, Antonio Rivarola, fils de Domenico, ancien chef de la révolte corse, au service du Piémont au moment de la guerre de succession d’Autriche.
C’est à Lerici près de la Spezia à une vingtaine de kilomètre de Massa (On se rappelle que Pietro Massa est le fondateur de Ventimiglia la Nuova-Porto Vecchio en 1569) sur la côte Ligure, ainsi que l’écrit l’historien Francesco Poggi dans son livre Lerici ed il suo Castello, qu’ont été fabriqués de gros canons de bronze transférés un à un vers la Corse, pour réduire les risque de naufrage, en 1507 et en 1508.
Il y avait une forge à Lerici et un ghetto.
Comme chacun le sait le mot ghetto vient du dialecte vénitien.
Ce mot vient de l’usage de jeter à la mer les scories de fonderie « zetto », d’où cette appellation à Venise dès 1516 et aussi à Lerici.
Au départ la rue des juifs n’est qu’une Giudecca, un quartier juif… mais assez vite l’inquisition exige qu’on sépare chrétiens et juifs et on y installe des portes fermées la nuit.
Les juifs sont désormais enfermés dans ce qui est devenu un ghetto.
Ces armes étaient fondues par des maîtres fondeurs Juifs, présents aussi à Chiavari est à Sestri Levante sur la côte Ligure à mi-chemin vers Gênes.
La fonderie devait être au fond de l’actuelle Piazza Mottino à Lerici appelée en dialecte ligure « er piassèo » .
En 1487 la maire de Lerici, Giovanni de Saulo, était juif.
Source : memoriaebraica.
