CONSTAT :
 
Église paroissiale sous le titre de Santa Maria di Loreto du lieu de la Corbara, appelée archipresbytérat.
 
Elle est dite annexe de l’église épiscopale d’Aleria.
 
Elle est distante d’un mille des habitations, par un chemin très difficile.
 
Elle est assez vaste et construite décemment en pierres dures à l’intérieur et à l’extérieur.

 

 

Elle a un toit qui prend la pluie et menace ruine, de même qu’une partie de la voûte.
 
Pavement en terre et défoncé en plusieurs endroits.
 
Il y a seulement deux bancs et l’un d’eux est à la norme.
 
Au milieu, barrière de pierre et de part et d’autre, des bancs de pierre indécents.
 
Autel :
Il a une table assez à la norme.
 
Quatre chandeliers, deux de fer, deux de bois.
 
Trois nappes.
 
Deux parements d’autel, un en soie de couleur verte et l’autre en cuir.
 
Au lieu d’un tableau, il y a une statue en marbre de la Bienheureuse Vierge Marie enfermée dans une armoire de bois et revêtue de soie.
Il
Il apparaît qu’elle a été réalisée grâce à la dévotion du père Retale, archiprêtre d’Aleria, en l’an 1480.
 
Il y a dans le chœur des ex voto: une statue d’homme en cire et une chaîne en fer.
 
Bénitiers indécents.
 
Cette église a deux portes qui ferment assez sûrement et au-dessus d’elle, il y a deux cloches.
 
Près de la dite église, il y a une petite maison presque complètement détruite et qui servait autrefois d’habitation pour les archiprêtres.
 
Cimetière:
 
Il fait le tour de l’église, n’est pas protégé de l’entrée des bêtes; il y a des arbres et les défunts des susdits lieux de la Corbara et de Pigna y sont ensevelis.
 
Église sous le titre de San Francesco de la Corbara de l’ordre des frères mineurs de l’Observance de San Francesco.
 
Elle paraît construite sur une structure décente.
 
Voûte presque détruite.
 
Pavement défoncé dans lequel il y a quelques tombeaux.
 
Autel :
 
Il a une table assez à la norme et un tableau décent.
 
En vérité, les frères célèbrent la messe dans le chœur.
 
Cette église nécessite restauration, réparation à laquelle sont tenues de participer toutes les populations de la piévanie d’Aregno.
 
Église sous le titre de l’Annonciation de la Bienheureuse Vierge
Marie de la Corbara Est dite annexe de l’archipresbytérat de Santa Maria di [Loreto].
 
Elle est située au milieu du susdit lieu de la Corbara, assez vaste et adaptée à la population.
 
Toit lambrissé et couvert de tuiles mais qui prend la pluie en certains endroits.
 
Pavement jusqu’au milieu en brique et ensuite couvert de chaux mais par endroits défoncé.
 
Les parois nécessitent réfection.
 
Elle a trois portes; par l’une d’elle, on descend dans l’église par trois marches.
 
Bénitiers nullement à la norme.
 
Au milieu, une barrière indigente.
 
Il y a près de l’autel une balustrade en bois qui sépare le chœur du corps de l’église.
 
Maître autel :
 
Il a une table assez à la norme et un autel portatif.
 
Un tableau décent se trouvant sous l’abside.
 
Au-dessus, une ombrelle en bois.
 
Au-dessus de cet autel, il y a un tabernacle collé au tableau dont on a parlé plus haut.
 
Trois nappes et un parement d’autel en cuir doré.
 
Il y a une croix de bois, une table des secrètes et deux chandeliers de fer.
 
Une plateforme de pierre à laquelle on monte par quatre marches.
 
Du côté de l’Évangile, il y a un petit autel humble, effondré et destitué.
 
On n’y célèbre cependant pas la messe.
 
Près de lui, un coffre où sont conservés ce qui est décrit ci-dessous.
 
Ornements :
 
Deux calices avec leur patène en argent, bons.
 
Quatre paires de corporaux avec leur bourse.
 
Dix purificatoires.
 
Un voile pour l’ostensoir.
 
Six parements [sacerdotaux] complets, un de velours noir, un de damas blanc et les autres de tissu de diverses couleurs.
 
Quatre autres chasubles.
 
Six parements d’autel, seize nappes, deux missels neufs et deux surplis.
 
Clocher :
 
Il y a sur l’église un ouvrage en forme d’arc avec deux cloches.
 
Dans le chœur une clochette pendue à une poutre.
 
Dans cette église, il y a un plancher surélevé de bois où les frères de la compagnie de Santa Croce se réunissent pour célébrer leurs offices et l’accès s’y fait par l’extérieur de l’église.
 
Sur ce plancher, il y a un autel avec son tableau assez décent et on y célèbre la messe.
 
Sa table est bien à la norme.
 
Il est décemment pourvu d’un parement, de nappes, de chandeliers et d’une croix.
 
Il est construit sur le rocher.
 
Ici et là sur le plancher, il y a des bancs de bois à l’usage des confrères.
 
Il y a aussi un crucifix de bois et deux livres, dont l’un imprimé à Venise en 1581, et l’autre manuscrit.
 
Dans cette église, près du baptistère dont on parle ci-dessous, il y a un autel en rien à la norme.
 
Et seulement au-dessus il y a une croix de bois presque rongée par la vétusté.
 
On n’y célèbre cependant pas la messe.
 
Eucharistie :
 
Elle est conservée dans un tabernacle de bois ferme et stable.
 
Au sommet, il a une croix.
 
Conopée en soie de couleur rouge.
 
Il est également revêtu à l’intérieur de soie de couleur rouge.
 
Les particules du sacrement sont conservées dans une pyxide d’argent assez décente.
 
[Le curé] y transporte le sacrement de l’eucharistie aux malades, sans laisser aucune des particules dans le tabernacle.
 
La lampe en face brûle continûment soit grâce aux aumônes soit aux frais de la compagnie du Corpus Domini.
 
Cette compagnie a ses règles, qui n’ont nullement été approuvées par l’ordinaire [l’évêque].
 
Dans l’administration de ce sacrement, tant à l’égard des malades que pour les communions générales, il observe la norme de la sainte mère Église et se conduit correctement.
 
Ceux qui communient au temps pascal offrent le pain.
 
Il leur offre la purification dans un bassin.
 
Par temps de pluie, pour porter le viatique aux malades, au lieu de cierges, il utilise des lanternes.
 
Il confectionne lui-même les hosties.
 
La clef de la petite porte du tabernacle n’est pas argentée ni dorée mais seulement en fer et il la tient chez lui réunie à d’autres clefs.
 
Il y a procession tous les troisièmes dimanches du mois avec le Très Saint Sacrement de l’eucharistie, accompagnée d’hommes portant le baldaquin et les luminaires.
 
Il n’y a aucun clerc particulier.
 
Baptême:
 
Il y a un baptistère en marbre à gauche de l’entrée, dans l’église près du mur,et il est divisé en trois compartiments.
 
Il manque un conopée et la balustrade en bois.
 
Le sacraire est dans l’autel proche du baptistère.
 
Tant dans la célébration de ce sacrement du baptême que dans celui du mariage et de la pénitence, [le curé] observe la norme de la sainte mère Église et se conduit correctement.
 
Il a soin d’inscrire les baptisés, ceux qui ont communié, ceux qui contractent mariage et les défunts.
 
 
Huiles saintes:
 
Elles sont conservées dans vase absolument pas à la norme.
L’
L'huile des malades est à part des autres.
 
Pour l’administration de ce sacrement, il observe la norme du rituel et se conduit correctement.
 
Le curé:
 
Ou plutôt vicaire et économe de la susdite église est le père
(ou prêtre)Carancione.
 
Son coadjuteur et celui de la dite église est le père Alessandro de la Corbara, âgé de 28 ans.
 
Il a montré les lettres de ses ordres.
 
Et il cohabite dans la maison paternelle avec son père et ses autres parents.
La paroisse est dispersée et compte 900 âmes.
 
Il affirme qu’il n’y a dans la paroisse aucun pécheur public, non plus que d’usurier ou de personne exerçant un art maléfique.
 
Il n’enseigne pas la doctrine chrétienne aux enfants.
 
Il va toujours en habit et avec la tonsure de clerc.
 
[Il dit] n’avoir aucun ennemi, ne pas porter les armes.
 
Oratoire : sous le titre de San Rocco.
 
Il est dans le dit village de la Corbara.
 
Il a une porte sans aucune protection.
 
S’y trouve un autel humble et effondré.
 
Pour le reste, il est acceptable.
 
RECOMMANDATIONS :
 
[...]
Église Santa Maria de la Corbara, archipresbytérat.
 
Qu’on répare le toit où il pleut et où il menace ruine.
 
Qu’on répare le pavement où il est abimé.
 
Qu’on aménage les bancs qui sont autour de l’église de meilleure façon.
 
Qu’on adapte les bénitiers à la norme prescrite dans les décrets généraux.
[
r]
Qu’on ferme le cimetière de manière à ce qu’il soit protégé de l’entrée des animaux.
 
Qu’on coupe les [arbres] qui y sont [et qu’on place] la croix à la norme prescrite [dans les décrets généraux].
 
Église San Francesco des Frères mineurs.
 
Qu’ils fassent diligence autant que possible [***] la voûte de la dite église ou bien qu’il réduise la dite église à une grandeur moindre [***] qu’il n’y pleuve pas et s’il peut [***] célébrer et conserver le Très Saint Sacrement ; puisque le peuple est tenu aux frais, que le révérendissime ordinaire astreigne la fabrique à satisfaire à cette obligation, même avec censure ecclésiastique et autres peines qu’il jugera plus nécessaires.
 
Eucharistie:
 
Qu’on se pourvoie d’une pyxide d’argent à la norme prescrite dans les décrets généraux.
 
Qu’on fasse le grand tabernacle à la norme prescrite, qu’il soit revêtu à l’intérieur de soie rouge ou blanche.
 
Qu’on fasse la boîte des hosties à la norme prescrite dans les décrets généraux.
 
Huiles saintes :
Qu’on fasse le vase de l’extrême onction à la norme prescrite dans les décrets généraux.
 
Pénitence :
 
Qu’on fasse les confessionnaux à la norme prescrite dans les décrets généraux et que dans l’administration de ce sacrement, les confesseurs observent tout ce que nous y avons ordonné.
 
Église de l’Annonciation de la Corbara :
 
Qu’on répare le toit où il pleut, qu’on fasse de même à la muraille où elle est abimée ainsi qu’au pavement [***] l’eau [***] le baldaquin à la norme prescrite dans les décrets généraux [***] qu’on répare la barrière au mieux [***] [***] qu’on fasse une plateforme en bois conformément à la norme aux décrets généraux.
 
Qu’on jette à terre le petit [autel] du côté de l’Évangile.
 
Quand ils se réunissent dans la dite église pour dire leur office, que les confrères de la compagnie de Santa Croce observent tout ce que nous avons ordonné dans [les décrets] généraux.
 
Qu’on enlève l’autel qui est à l’étage où les dits confrères se réunissent, celui de l’église étant suffisant pour écouter la messe.
 
Qu’on jette à terre l’autel qui est à côté du baptistère.
 
Eucharistie :
 
Pour porter le Très Saint Sacrement aux malades, que le curé ne porte pas toutes les particules mais seulement le nombre dont il a besoin pour les malades et une de plus pour rapporter à l’église comme nous l’avons ordonné dans les décrets généraux, conformément auxquels il observera pour le reste tout ce qui y est ordonné et il se pourvoira des choses
nécessaires qui y sont prescrites.
 
Baptême :
 
Qu’on pourvoie le baptistère des choses nécessaires prescrite
s dans les décrets généraux et qu’on observe tout ce que nous y avons ordonné.
 
 
Pénitence :
 
Qu’on adapte autant que possible le confessionnal à la norme prescrite dans les décrets généraux [***] des notifications pour afficher au confessionnal comme nous l’y avons ordonné.
 
Huiles saintes :
 
Qu’on se pourvoie de vases pour l’huile sainte et des autres choses nécessaires comme nous l’avons ordonné dans les décrets généraux.
 
Curé :
 
Qu’il n’omette pas d’enseigner la doctrine chrétienne et de se pourvoir des livres prescrits dans les décrets généraux.
 
Oratoire de San Rocco :
 
Qu’on adapte la porte de manière à pouvoir la fermer; qu’on le réforme complètement comme nous l’avons ordonné dans les décrets généraux relatifs aux oratoires champêtres ou qu’on le jette à terre.
 
 
 
 
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