L'AUBE.
L'AUBE.

 

Lorsque l'aube vient et que le ciel est si beau ;
Carrefour des âmes, rendez-vous des libertés ;
Par les sens aigus de nos corps éreintés
Je perçois le monde en tes yeux, sur ta peau.

L'aube n'est qu'un début, elle succède à la nuit.
Un nouveau jour, une histoire ou une étreinte,
Une lueur d'espoir pour une vie éteinte
Qui éclaire les cieux quand quelqu'un lui sourit.

Il est des évidences qu'il fallait découvrir,
D'autres qui se cachent dans nos pleurs, dans nos rires,
Mais l'aube est sage et ne peut tout nous devoiler.

Les couleurs se reflètent, mais le temps emporte
Sous nos pas brumeux le bruit des feuilles mortes.
Il est des songes profonds que l'aube ne peut voler.

Jérôme Ferrari.

Photo : Augustin Chiodetti.

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