LUC-JULIEN-JOSEPH CASABIANCA.

Luc-Julien-Joseph Casabianca

Né à Vescovato le 7 février 1762.

Il épouse Felice Rafalli en 1784, divorcé le 16 juillet 1794, dont deux enfants, une fille Faustina et un fils Giocante, tué aux côtés de son père.
Son ex-épouse se remarie avec Barthélémy ARENA.

Admis en 1772 au Collège Royal de La Flèche.

Il rejoint en 1775 le Collège Royal Militaire de Paris.

Affecté au Collège d'Effiat en mai 1776.

Le 18 juin 1778 reçoit un brevet d'aspirant-garde de la Marine et rejoint Toulon le 23 juin.

Enseigne de vaisseau en novembre 1781, il servit sur le Terrible puis sur le Zélé dans l'escadre de De Grasse et prit part aux combats du Fort-Royal (29 avril 1781), de la Chesapeake (5 septembre) et de Saint-Christophe (janvier 1782).

Lieutenant de vaisseau en mars 1786, il fut élu député de Corse à la Convention en septembre 1792, capitaine de vaisseau en janvier 1793 il siégea à la Montagne et au Comité de la Marine, vota la détention du roi et, bien que Jacobin, fit preuve d'opinions modérées.

Député aux Cinq-Cents sous le Directoire, il s'attacha à la réorganisation de la marine qu'il réintégra en mai 1798.

Nommé aussitôt chef de division, Il est le commandant du vaisseau L'Orient, le navire amiral qui emmène Napoléon Bonaparte lors de son expédition en Égypte.

Combat naval d'Aboukir le 1er août 1798.
 
Blessé à la tête par un éclat de bois, il se jette à la mer avec son fils Giocante.
Prenant place sur un morceau de mat flottant, ils sont engloutis dans l'explosion qui entraîne "L'Orient" par le fond.
 
BONAPARTE écrit au Directoire le 4 Fructidor An VII :
" CASABIANCA est mort avec calme et sang-froid au milieu de l'incendie de son vaisseau. Il a péri avec lui. Son fils âgé de 11ans, n'a jamais voulu quitter son père et a été dévoré par les flammes dans ses bras.
 
Depuis 1798, six batiments de guerre ont perpétués le nom de CASABIANCA.
- Un djerme sur le Nil en 1798 à 1801.
- Un aviso lancé à Lorient en 1859, sous Napoléon III, en service jusqu'en 1877
- Un torpilleur lancé à Bordeaux en 1895. Saute en posant des mines devant Smyrne en 1915.
- Un sous-marin d'attaque (Q 153) lancé en 1935. Sous les ordres du Commandant LHERMINIER s'échappe de Toulon en 1942 et rejoint les FNFL en Afrique du Nord. Va participer aux combats de Libération de la Corse en 1943. Ce bâtiment quitte le service en 1952.
- Un escorteur d'escadre lancé à Bordeaux en 1954, refondu en 1970, et rayé du service en 1984.
- Un sous-marin nucléaire (SNA 72) lancé à Cherbourg en 1981.

(Source : Dictionnaire des marins français - Etienne Taillemite, Ed. maritimes et d'outre-mer)

https://sites.google.com/site/tirailleurscorses/home/les-colonels-corses-de-napoleon

wikipedia.org

Photo : La destruction de l’Orient au cours de la bataille du Nil, 1er août 1798, George Arnald (1825-1827), National Maritime Museum, Londres.

Gravure allégorique du jeune Giocante refusant d'abandonner son père alors que son vaisseau s'embrase et explose : < je n'abandonnerai jamais mon père >

 

 

 

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