EUGÈNE DE BEAUHARNAIS.
Eugène de Beauharnais

Eugène Rose de Beauharnais,

Né à Paris le  

Mort à Munich le 

Crypte des Wittelsbach de l’église Saint-Michel de Munich.

Père : Alexandrevicomte de Beauharnais.

Mère : Joséphine Tascher de La Pagerie.

Fratrie : Hortense de Beauharnais.

Conjointe : Princesse Augusta-Amélie de Bavière.

 

Le 21 juin 1791, lors de la tentative de fuite de la famille royale, Alexandre de Beauharnais, comme président de l'Assemblée nationale constituante fait tout ce qu'il faut pour rattraper le roi en fuite.

Le 20 avril 1792, l'Assemblée législative déclare la guerre au « roi de Hongrie » (François II, neveu de la reine Marie-Antoinette, et pas encore couronné Empereur, alliée de la France depuis 1756.

Alexandre de Beauharnais rejoint l'armée et fait venir son fils auprès de lui.

Le jeune Eugène, âgé de onze ans, partage alors son temps entre un collège strasbourgeois et le quartier général de Wissembourg.

La Convention.
Alexandre est contraint de rejoindre les rangs de l'armée du Nord puis de l'Est où il est général en chef avant de perdre la ville de Mayence.
Quittant alors l'armée sans autorisation, il regagne son fief de La Ferté-Beauharnais près de Romorantin avant d'être mis en accusation et arrêté en 1794.
Il est enfermé à la prison des Carmes à Paris où sa femme le rejoint quelques semaines plus tard. Alexandre de Beauharnais est guillotiné. Joséphine est relâchée après Thermidor.
Le Directoire
Sous le Directoire, la « veuve Beauharnais », qui tient salon à Paris, rencontre le général Napoléon Bonaparte.
Ils se marient le 9 mars 1796 à Paris.
Le jeune général doit partir quelques jours plus tard pour le front d'Italie et fait venir quelques mois plus tard Eugène comme aide de camp.

II fait partie de l'expédition d'Égypte et se trouve aux actions les plus meurtrières.

Il participe à l'attaque de Suez et à la bataille d'Aboukir.

Il est fait chef d'escadron sur le champ de bataille de Marengo au cours de la seconde campagne d'Italie.

En 1802, il est fait colonel.

L'Empire

La proclamation de l'Empire, le 18 mai 1804, profite à Eugène de Beauharnais qui est nommé grand-officier de la Légion d'honneurgénéral de brigade et colonel-général des chasseurs de la Garde le 1er juillet 1804.

Napoléon lui fait confiance et n'hésite pas à s'appuyer sur un prince dont la devise est :

« Honneur et Fidélité ».

Le 17 octobre 1804, il est promu général de brigade.

La vice-royauté du royaume d'Italie

Bientôt, Eugène est chargé, en qualité de vice-roi, de l'administration du royaume d'Italie le 7 juin 1805, où il passe presque la moitié de son temps.

Après la campagne de 1805, il épouse la princesse Augusta-Amélie de Bavière, et Napoléon l'investit du titre de Prince de Venise, le déclare son fils adoptif et l'héritier présomptif de la couronne d'Italie.

Eugène va demeurer vice-roi d'Italie de 1805 à 1814.

La campagne de 1809
En 1809, 100 000 Autrichiens attaquent l'Italie.
Eugène, à la tête de l'armée d'Italie, perd d'abord la bataille de Sacile, mais prend bientôt sa revanche dans vingt combats brillants et réussit à repousser l'ennemi, opère sa jonction avec la Grande Armée aux environs de Vienne.
Cette marche glorieuse est couronnée par la bataille de Raab, que Napoléon Ier surnomme petite fille de Marengo et de Friedland.

Les 5-6 juillet 1809, il participe ensuite à la bataille de Wagram.

C'est à l'occasion de cette marche d'Eugène, si remarquable sous le rapport stratégique, que l'Empereur adresse aux soldats du vice-roi ces paroles célèbres :

« Soldats de l'armée d'Italie, vous avez glorieusement atteint le but que je vous avais marqué, soyez les bienvenus ! Je suis content de vous. »

Le divorce de l'empereur : réticences d'Eugène
Après le divorce de sa mère, qui le navre, il veut renoncer aux affaires, mais vaincu par les instances de Joséphine et de Napoléon lui-même, il sacrifie ses ressentiments personnels, mais dès lors refuse toute faveur nouvelle qui n'aurait été pour lui que le prix du divorce de sa mère.
La campagne de Russie (1812)
 
Eugène de Beauharnais, dans Vie de Napoléon Bonaparte par William M. Sloane.

En 1812, il obtient le commandement des troupes italiennes, françaises et bavaroises du quatrième corps d'armée partant à la conquête de la Russie.

Tous les témoignages sont unanimes : c'est là le grand moment de sa carrière militaire lors de la campagne et surtout à la retraite de Russie.

Il se signale à la bataille d'Ostrovno.

Le prince se conduit en héros.

Les conditions épouvantables de la retraite assombrissent son caractère et le vieillissent prématurément.

Il commande le 4e corps, qui est entièrement détruit.

La défection de Murat le laisse à la tête des débris de la Grande Armée réduite à quelques milliers d'hommes dénués de tout, attaqué tous les jours par les armées russes et prussiennes, tous les jours risquant d'être débordé.

En soixante jours il fait une retraite magnifique échappant à l'encerclement et faisant la jonction avec la nouvelle armée des conscrits livrée par l'Empereur.

Le prince arrive à Leipzig le 9 mars, et son armée, grossie pendant la marche, compte alors 50 000 hommes, avec lesquels il peut tenir la ligne de l'Elbe, menacée par 150 000 alliés.

La chute de l'Empire
En 1813, le vice-roi doit retourner en Italie où il doit éviter les mouvements de sédition et maintenir l'ordre et la sécurité.
Après l'échec pour les Français de la campagne de Saxe, les Autrichiens menacent la plaine du , cependant que Murat oscille entre fidélité et trahison.
Eugène doit affronter seul les armées autrichiennes.
S'il doit abandonner rapidement les provinces illyriennes après des revers de ses subordonnés, il oppose une défense tenace à l'Autriche en Italie et retarde même l'échéance inéluctable grâce à sa victoire lors de la bataille du Mincio, le 8 février 1814.
Il sait résister aux pressions de son beau-père Maximilien, qui lui laisse espérer le royaume d'Italie s'il trahit Napoléon.
Pourtant, le fait qu'il ne donne pas suite à l'ordre de l'Empereur, au mois de janvier 1814, de laisser l'Italie, lui vaut l'accusation de trahison par quelques généraux.
 
L'impératrice Joséphine reçoit à la Malmaison la visite du Tsar Alexandre Ier, à qui elle recommande ses enfants, le prince Eugène, la reine Hortense et ses fils Napoléon-Louis et Louis-Napoléon (mai 1814), Hector Viger(1819-1879), vers 1864Musée national du Château de Malmaison.

Après l'abdication de Napoléon, il perd tout espoir de sauver son trône, suite aux émeutes du 20 avril 1814 à Milan et au meurtre de son ministre des finances Giuseppe Prina, qui est lynché par la foule.

Le 26 avril 1814, le vice-roi d'Italie est contraint d'abandonner son trône et va chercher asile en Bavière, dans sa belle-famille.

À la mort de sa mère en mai 1814, c'est lui qui hérite du château de Malmaison, si cher à Joséphine et à Bonaparte.

 

Cherchant à introduire sa famille dans le cercle des dynasties européennes, Napoléon arrange le mariage entre Eugène et Augusta-Amélie de Bavière, fille de l'électeur Maximilien de Bavière (qui devient roi après le traité de Presbourg en 1806), célébré le 10.

L'union entre Eugène de Beauharnais et Augusta-Amélie de Bavière, bien qu'arrangée pour des raisons politiques, est particulièrement heureuse, ils eurent sept enfants.

Eugène de Beauharnais meurt le 21 février 1824 à Munich, d'une attaque d'apoplexie, à l'âge de quarante-deux ans.

Ses funérailles sont grandioses, le deuil étant conduit par son beau-père, le roi de Bavière en personne.

Le couple ayant particulièrement bien marié ses enfants, Eugène de Beauharnais est ainsi l'ancêtre de la plupart des dynasties régnantes d'Europe (actuels souverains de Norvège, Suède, Danemark, Belgique et Luxembourg, anciens rois de Portugal et de Grèce...).

Source : Wikipédia.

 

EUGÈNE DE BEAUHARNAIS.
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