FERDINANDO GALIANI DIT L'ABBÉ GALIANI.

Ferdinando Galiani, dit l’abbé Galiani, né à Chieti le 2 décembre 1728 et mort à Naples le 30 octobre 1787.

Diplomate et économiste italien, philosophe, amateur d'art, partout ses talents étaient hautement appréciés et on le trouvait « sublime » dans la conversation.

La connaissance politique et les qualités sociales de Galiani le font remarquer du roi Charles IV de Naples et de son ministre libéral Tanucci (1698-1783).

Nommé secrétaire à l’ambassade de Naples à Paris en 1759, il y reçoit un très bon accueil et se met à fréquenter les salons où il fait la connaissance des Encyclopédistes, et surtout de Diderot avec qui il va se lier d’amitié. Par-delà les intérêts communs de ces deux intellectuels des Lumières pour des domaines aussi variés que la littérature, la philosophie, les arts ou les sciences, Galiani initiera Diderot à la politique et à l’économie à une étape décisive dans l’évolution de sa pensée philosophique. Après dix ans passés à Paris en qualité de secrétaire d’ambassade, il retourne à Naples où il est nommé conseiller au tribunal du commerce puis, en 1777, ministre des domaines royaux.

À propos de l'annexion de la Corse à la France, voici ce qu'écrivait l'abbé Galiani à Mme d'Épinay le 16 juillet 1774.

« La Corse est la plus grosse folie faite par M. de Choiseul, et la plus fatale à la France. Attendez, et vous verrez. »

Doc : Babelio, Gabriel Matzneff, Le Point. Photo : Frenchphilosophes.weebly.

Retour à l'accueil