LE CAIRN DE GAVRINIS.

LE CAIRN DE GAVRINIS.

Le cairn de Gavrinis : un trésor caché.

 

Selon les archéologues le cairn désigne un grand monument de pierres sèches, datant du néolithique, recouvrant un ou plusieurs dolmens à couloirs.

Le cairn de Gavrinis (3700-3500 ans avant J-C) a un diamètre de 50 mètres et renferme un dolmen à chambre unique, un couloir long de 14 mètres dont les parois sont composées de 29 dalles dont 23 sont sculptées et ornées de magnifiques gravures.

La chambre, d’environ 2,5 mètres de chaque côté est située au centre du cairn.

La plus importante dalle du dolmen couvre la chambre et pèse près de 17 tonnes. 

L’île de Gavrinis, que l’on traduit par l’île de la chèvre en breton mais dont le nom pourrait provenir d’un vieux mot celtique : Gavero, occupe  un emplacement privilégié face à l’entrée du golfe et au bord du profond chenal marquant l’estuaire submergé de la rivière de Vannes.

L’île était autrefois rattachée au continent.

une montée des eaux qui a modifié et changé la toponymie des lieux. 

Il a fallu attendre le siècle dernier pour que l’on découvre que cette motte cachait le plus exceptionnel de tous les monuments funéraires mégalithiques connus.

Mais ce qui fait sa particularité, ce sont les magnifiques gravures qui ornent la quasi-totalité des dalles du couloir et de la chambre.

Encore difficiles à interpréter, les symboles représentés sont caractéristiques de l’art néolithique : haches emmanchées, crosses, barques, chevrons, serpents, arcs radiés, signes en « U » schématisant des cornes de bovidés…

L’analyse de l’ensemble demanderait un livre entier.

Ces étonnantes gravures qui couvrent les parois du monument nous permettent de deviner une grande divinité masculine ouranienne, jugulant les forces déréglées du chaos originel et régulant les grands rythmes cosmiques aussi bien que la vie des hommes dans ce monde comme dans l’autre.

Avec le cairn de Gavrinis, le stade de la figuration de symboles sur quelques piliers dolméniques est totalement dépassé, et l’on peut sans doute estimer que l’on aborde une forme d’art hautement élaborée.

Gavrinis est un chef d’œuvre de l’art car c’est une œuvre hors du commun, sans pareil en son temps, et qui s’inscrit, après les sanctuaires ornés paléolithiques, dans le répertoire des plus fabuleuses réalisations artistiques humaines.

Per Manac’h (revue War Raok)

Crédit photo : DR
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