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Corse Images et Histoire

Corse Images et Histoire

Découverte de la Corse : ses paysages, sa Culture, son Histoire, sa Langue.

MARLÈNE SCHIAPPA : UNE CORSE AU GOUVERNEMENT.

MARLÈNE SCHIAPPA : UNE CORSE AU GOUVERNEMENT.

MARLÈNE SCHIAPPA : UNE CORSE AU GOUVERNEMENT.

Marlène, 32 ans, 2 enfants, élue, auteur de livres, blogueuse conférencière et fondatrice de « Maman travaille ».

Et Corse.


J’ai passé tous les étés en Corse jusqu’à l’âge de 17 ans.

A la fois dans le hameau de mes arrière-grands-parents, dans la commune de Sotta et à Ajaccio chez mes grands-parents.

Plus ponctuellement autour de Vescovato, Venzolasca et dans la Castagniccia d’où venait la famille de mon grand-père.

Après le bac je suis partie vivre quelques mois à Bastia.

J’ai fait le tour de la Corse plusieurs fois et j’ai découvert les calanques de Piana, la région de Corte et de la Restonica, que j’adore.

La Corse c’est plus qu’un lieu ; c’est quelque chose qui nous habite où qu’on vit.

C’est d’ailleurs pour ça que je trouve superbe cette idée de Pari(s) sur la Corse !

Quel est votre parcours professionnel ?
J’ai travaillé dans la pub – d’ailleurs un de mes tous premiers jobs dans la pub, le patron m’a engagée parce que j’étais Corse.

A la naissance de ma fille, j’ai créé une entreprise, un site et le blog Maman travaille.

Je suis passée côté presse et j’ai travaillé pour différents sites et magazines, dont les pureplayers Yahoo et MSN.

Ensuite, j’ai commencé à faire des conférences autour des événements « Maman travaille » que j’organisais sur la conciliation vie pro, vie familiale et sur l’égalité parentale et professionnelle. J’ai aussi publié plusieurs livres pratiques comme « Les 200 astuces de Maman travaille », « J’arrête de m’épuiser » et un roman « Pas plus de 4 heures de sommeil », chez Stock et Le Livre de Poche.

Il va être adapté au cinéma par Mélissa Theuriau.
 

La Corse est une inspiration pour tout.

La famille de mon père vient de l’Alta Rocca, la Corse c’est aussi la région de la Colomba de Mérimée et de légendes de magie, de sorcellerie, d’histoires de clans.

Quand on est enfant, c’est formidable de grandir avec ces histoires.

D’ailleurs il y a peu de temps, j’ai dit à ma fille que nous étions les descendantes de Zinevra sorcière de Corse et qu’elle pouvait jeter des sorts si elle voulait, ça l’a beaucoup amusée !

Et puis il y a mille proverbes Corses que l’on se répète, et des expressions Corses et ajacciennes qui restent dans notre langage, « Mi comme je suis goffu ce matin ! »

Raconter ce que c’est d’être une Corse à Paris
Dans mon roman « Pas plus de 4 heures de sommeil », un des personnages est Corse. Ce n’est pas moi, ça n’a rien d’autobiographique, mais je trouvais amusant de raconter ce que c’est d’être une Corse à Paris, par quelques touches d’anecdotes.

Les clichés que nourrissent les continentaux sur les corses et les blagues sur les bombes ou les polyphonies qu’ils pensent tous être les premiers à faire et qui sont lassantes.

 

 

marlene schiappa

 

200 astuces

romanmelissa-theuriau_3

 

 

Les préjugés m' énervent.

Ce qui m’énerve, c’est la vision d’une Corse binaire : ou les attentats, le terrorisme, la mafia… bref, une vision violente. Ou une vision touristique, à base de fromages et de plages. Dans les deux cas c’est réducteur !

Pour moi la Corse c’est autre chose que ça. D’ailleurs dans un livre, le Maire du Mans dit que l’état d’esprit Corse tiraille en permanence entre l’attirance morbide et la joie de vivre.

On aime aussi la maccagna et parfois les continentaux ne comprennent pas.

Après évidemment il y a des idées vérifiées. Ma fille a lu L’Enquête Corse récemment et m’a dit que ça lui rappelait des choses. Nous sommes fiers et susceptibles c’est vrai, et la devise « Souvent conquise jamais soumise » me convient parfaitement !

La femme corse d’hier et celle d’aujourd’hui est une femme de caractère.

Il y a un proverbe un peu con mais que j’adore qui dit « Ne draguer pas les Ajacciennes, même nous on n’y arrive pas. »

Pour moi la femme corse c’est ma tante Martine que j’adore et qui était notre idole quand nous étions petites.

Mais bien sûr il y a des femmes Corses au pluriel et on ne peut pas définir toutes les femmes en un mot. Quant à savoir si nous avons évolué, je ne sais pas. Mes grands-mères et arrières grands mères Corses ont toujours travaillé et mené leur monde à la baguette il me semble.

Avoir un père qui milite pour les droits des femmes, le droit à l’avortement, qui parle de grandes figures souvent ignorées du grand public comme Rosa Luxembourg est une chance pour une fille, enfin pour deux filles, si j’inclue ma soeur Carla.

D’ailleurs mon père qui est historien a publié une biographie remarquable de Buonarroti et rappelle souvent que la Corse était la première à se doter d’une constitution écrite ou à donner le droit de vote aux femmes. 

Mon grand-père Lucien Schiappa était qu’en à lui responsable de l’UD FO en Corse.

Et mon arrière-grand-mère Jeanne Serra (née Paccini) était aussi très politisée d’après mes souvenirs, on m’a racontée quelques anecdotes d’élections « à l’ancienne » qui aujourd’hui me font beaucoup sourire.

Je travaille sur un prochain livre à paraître, un essai qui théorise les sujets de Maman travaille et la difficulté pour les mères à faire carrière. Un petit livre plus « rigolo » et léger car les deux aspects sont nécessaires. E un prochain roman, sur un tout autre thème. J’ai aussi des projets dans le cadre de ma délégation à l’égalité  au Mans.

Un jour vous voyez-vous revenir en Corse ?
Un jour, peut-être. Pour des enfants, c’est magique de grandir en passant des weekends dans le maquis, dans les bergeries, au bord de rivières…

Mais j’avoue que ça me fait de la peine aussi de noter certains changements.

J’ai des photos de Palombaggia dans les années 80, quand il y avait très peu de monde. Quand j’y vais et que je vois à quel point c’est rempli…ou des endroits qui étaient vierges et qui sont des parkings payants, ou pire des constructions au mépris de la loi littoral, je préfère ne pas y aller. Mais j’imagine que c’est le cas pour toute personne qui a connu un endroit et qui le voit changer.

La Corse est un repère, un port d’attache.
Comme pour beaucoup de personnes originaires de Corse, pour moi c’est une sorte de repère, de port d’attache.

Quand je suis partie pour y vivre quelques temps, en 2001, je n’étais pas prête à y rester longtemps. Mais c’était une autre période. Il n’y avait pas le développement d’internet. Je n’avais pas terminé ma formation, pas de métier, pas d’enfants… Ce serait différent aujourd’hui !

Vivre en Corse c’est prendre un risque et faire un pari 

J’ai beaucoup d’admiration pour toutes ces personnes notamment dans le numérique qui font évoluer la Corse, son image et son économie en choisissant de « donner » au territoire leurs compétences, leurs idées, d’y investir.

Pour l’avenir, je fais pleinement confiance à la génération des trentenaires et quadra Corses qui se bougent.

De mon coté pour l’instant, je vis au Mans et je m’y plais vraiment, c’est une ville agréable, facile à vivre… et d’ailleurs les premiers à m’y avoir accueillie sont l’association des Corses du Maine !

Mais quand on est Corse, on n’est jamais seul-e il y a toujours un autre Corse quelque part

Source : paris-sur-la-corse.com

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