Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Corse Images et Histoire

Corse Images et Histoire

Découverte de la Corse : ses paysages, sa Culture, son Histoire, sa Langue.

LA MORT DU PRINCE IMPÉRIAL. 1er JUIN 1879.

LA MORT DU PRINCE IMPÉRIAL. 1er JUIN 1879.

Napoléon Eugène Louis Jean Joseph Bonaparte, prince impérial, dit Louis-Napoléon, né le à Paris et mort le en pays zoulou (Afrique-du-Sud), est le fils unique de Napoléon III, empereur des Français, et de son épouse, l’impératrice Eugénie.

Appelé Louis par ses parents, il signe Napoléon après la mort de son père, le , au lieu de Louis-Napoléon précédemment.

Il est parfois désigné sous le nom de « Napoléon IV ».

En exil, il utilise parfois le titre de courtoisie de « comte de Pierrefonds », déjà utilisé par son père à cause du château médiéval qu'il a fait restaurer par Viollet-le-Duc

Depuis 1874, date de son accession à la majorité, le prince impérial était le prétendant légitime à la succession de Napoléon III.

Bien qu’exilé, il était le leader d’un parti bonapartiste malheureusement divisé, mais qui représentait néanmoins un danger potentiel pour la République.

Dans son exil anglais, il rongeait son frein et l’inaction lui pesait.

Il voulait faire la preuve de sa valeur militaire et démontrer ainsi qu’il était le digne héritier des Bonaparte.

Il rêvait de gloire. Il demanda à combattre au Tonkin, mais la République française s’y opposa.

Il sollicita en vain de l’empereur d’Autriche la faveur de participer à la lutte contre les Turcs en Bosnie-Herzégovine.

Finalement, la reine Victoria lui permit de prendre part à une expédition punitive contre les Zoulous qui avaient attaqué l’armée britannique en Afrique du Sud le 15 février 1879.

Le 29 février, le prince impérial s’embarqua à Southampton pour Le Cap, non comme officier, mais en tant que simple témoin.

Le 25 avril, lord Chelmsford l’attacha à son état-major en qualité d’aide de camp.

Il put ainsi participer à quelques opérations de reconnaissance en territoire ennemi, au cours desquelles il se distingua par sa vaillance.

C’est au cours de l’une de ces missions qu’il trouva la mort, le 1er juin 1879, dans une embuscade tendue par les Zoulous.

Le 1er juin 1879, vers quatre heures de l’après-midi, le prince impérial et son escorte anglaise furent surpris au cours d’une halte par une quarantaine de Zoulous.

Deux soldats anglais furent tués et les autres prirent la fuite.

La selle qu’il conservait pour des raisons sentimentales – elle avait appartenu à son père Napoléon III – était usagée : la courroie se rompit, le cavalier tomba, et sa monture poursuivit sa folle équipée.

Le prince impérial se trouva alors seul face à une horde de Zoulous menaçants.
Le prince impérial se défend courageusement.

Il tirera par trois fois mais finira par s’écrouler, percé de dix-sept coups de sagaie, tous reçus par devant.

Le prince mort, les Zoulous dépouilleront son corps de ses vêtements, ne lui laissant que le médaillon d’or qu’il portait au cou et qui contenait le portrait de l’impératrice Eugénie.

Le 11 juillet 1879, la dépouille mortelle du prince impérial fut ramenée en Angleterre. D’imposantes funérailles furent célébrées à Chislehurst, en présence de la reine Victoria et de la famille royale britannique.

Le prince repose aujourd’hui à l’abbaye de Farnborough, auprès de ses parents, l’empereur Napoléon III et l’impératrice Eugénie, morte à Madrid en 1920.

C’est l’impératrice elle-même qui fit édifier son monument funéraire, réalisé par l’architecte Gabriel Destailleur de 1883 à 1888.

Cette sépulture n’est que partiellement conforme aux dernières volontés du prince impérial, exprimées dans le testament qu’il rédigea le 26 février 1879, avant de s’embarquer pour l’Afrique du Sud :

« Je désire que mon corps soit déposé auprès de celui de mon père, en attendant qu’on les transporte tous deux là où repose le fondateur de notre Maison, au milieu de ce peuple français que nous avons, comme lui, bien aimé. »

Aujourd’hui encore, le transfert des cendres de la famille impériale sous la coupole des Invalides n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Dans son testament, Louis avait désigné son cousin le prince Victor, petit-fils de Jérôme, roi de Westphalie et frère de Napoléon Ier, pour lui succéder dans le rôle de prétendant au trône impérial, mais le bonapartisme ne devait pas se relever en tant que puissance politique.

Pour les républicains, le prince impérial était excessivement gênant.

Sa mort providentielle élimina le péril bonapartiste.

Débarrassée du comte de Chambord, débarrassée du dernier des Bonaparte, la République avait désormais les coudées franches et demeurait seule maîtresse de la France.

Auteur : Alain GALOIN. histoire-image.org

Photo : © Photo RMN-Grand Palais - J. Hutin du tableau de Paul Joseph JAMIN (1853 - 1903)

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article